Exercice 1.
1. 1.
1. Effectivement...
2. M(a)M(b) = I Û a + b -
3ab = 0 Û b(1 -
3a) = - a. Si a ¹
1/3, M(a) est inversible, son inverse est a/(3a -
1). M(1/3) est la matrice dont tous les éléments sont égaux
à 1/3, elle n'est donc pas inversible (deux colonnes proportionnelles).
3. M(a) est symétrique...
4. M(a0)2 = M(a0) Û
M(2a0 - 3a02)
= M(a0) Û 2a0 -
3a02 = a0 Û
a0 - 3a02 =
a0(1 - 3a0) = 0
Û a0 = 1/3 car a0
non nul.
5. (a) P est la matrice dont tous les éléments sont égaux
à 1/3. Q est la matrice dont les éléments de la diagonale
sont égaux à 2/3, les autres à -
1/3. L'équation proposée est équivalente à
un système de deux équations, fort heureusement proportionnelles
: 1 / 3 + 2 a / 3 = 1 -
2a ; 1 / 3 - a /
3 = a.
Solution : a = 1 -
3a.
(b) P2 = P, Q2 = Q, PQ = QP = 0.
(c) Avec la formule du binôme (P et a
Q commutent) :
M(a)n = [P + a Q]n
= Sk=0,nCnk
Pk(a Q)n-
k = P + anQ
(les autres termes sont égaux à 0, à cause de
PQ = QP = 0). Finalement, M(a)n = P + (1 -
3a)nQ.
1.2.
1. (a) En notant Xn la matrice colonne dont les éléments
sont, de haut en bas, pn, qn, rn , on
a :
(b) Avec a Î ]0, 2/3[, 1 -
3a a le bon goût d'être dans l'intervalle ]-
1, 1 [ :
0 < a < 2/3 Þ 0 < 3a <
2 Þ 0 > - 3a
> - 2 Þ 1 >
1 - 3a > - 1 (il
y a équivalence.)
(1 - 3a)n-
1 converge donc vers 0, et pn, qn rn
convergent tous joyeusement vers (p1+q1+r1)/3...
2. (a) La formule des probabilités totales appliquée
trois fois (aux événements Mn+1, Sn+1,
Bn+1), avec le système complet d'événements
(Mn, Sn, Bn) conduit à : Xn+1
= M(1/6) Xn , en désignant par Xn la matrice
colonne mn, sn, bn.
(b) On a donc, par récurrence : Xn = M(1/6)n-
1X1
(c) (m1+s1+b1)/3 = (0+1+0)/3 = 1/3,
et 1/6 Î ]0, 2/3[ : d'après tout
ce qui précède, on conclut que les probabilités de
hausse, de stabilité, de baisse le jour n tendent toutes vers 1/3
(et en fait ceci est indépendant de l'état initial.)
Un exercice qui ressemble fort à l'essec math 3 95.
Exercice 2
2.1.
1. P(Ti < t) = P(Ti £
t) = 1 - e-lt.
2. Nt est le nombre de composants défaillants entre
les instants 0 et t, les composants sont défaillants de façon
indépendante (car les variables Ti sont indépendantes),
avec la probabilité :
P(Ti < t) = 1 - e-lt.
Par conséquent, Nt suit la loi binomiale de paramètres
n et 1 - e-lt
, d'espérance E(Nt) = n(1 -
e-lt).
3. E(Nt) est supérieur à n/2 ssi :
1 - e-lt
>
1/2 Û e-lt
< 1/2 Û -l
t < ln(1/2) Û t > ln(2) / l
.
2.2.
1. (Sn > t) = (T1 > t) Ç
(T2 > t) Ç ... Ç
(Tn > t)
2. Il en résulte : P(Sn > t) = (e-lt)n
= e -lnt, car les Ti sont
indépendantes et de même loi exponentielle de paramètre
l
.
Fn(t) = P(Sn £
t) = 1 - P(Sn > t), donc Fn(t)
= 1 - e-l nt
si t ³ 0, 0 sinon.
3. Sn suit la loi exponentielle de paramètre l
n, d'espérance 1/(nl ), de variance 1/(nl
)2.
2.3.
1. (Un < t) = (T1 < t) Ç
(T2 < t) Ç .... Ç
(Tn < t). Si, si !!
2. Gn(t) = (1 - e-lt)n
pour t ³ 0, 0 sinon. G'n(t)
=l e-lt
n (1 - e-lt)n-
1 si t < 0, G'n(t) = 0 si t < 0. La fonction gn
proposée convient..
3. Existence de E(Un) : la fonction n l
t e-lt(1 -
e-lt)n-
1 est continue, ³ 0 sur [0, +¥
[, négligeable devant 1/t2 en +¥
. L'intégrale de 1/t2 sur [1, +¥
[ est convergente (Riemann), il en résulte que E(Sn)
existe.
Calcul : on se précipite sur la formule du binôme pour
développer (1 - e-lt)n-
1, puis on utilise la linéarité de l'intégrale,
pour écrire :
Pour k fixé, l'intégrale généralisée
est convergente car absolument convergente, et on calcule sa valeur en
effectuant une intégration par parties sur [0, x] avec u = t, v'
= e-l(k+1)t, puis on fait tendre
x vers +¥ , et on trouve :
On se souvient alors de quelque chose dans le genre
Ici :
Il vient :
d'où le résultat annoncé. Ensuite :
(On a Cnn+1 = 0)
(Formule de Pascal - celle qui permet de construire le tableau de Pascal
; puis le sous une autre
forme - le recours aux factorielles est toujours possible ; puis changement
d'indice i = k+1.)
(On met - 1 en facteur, et formule du binôme.
Etonnant, non ?)
4. On somme de n = 1 à n = N, pour obtenir
Et E(Un) est équivalent à ln(n)/l
lorsque n tend vers +¥ .
Exercice 3
3.1.
1. Evidemment, sans calculatrice, il s'agit uniquement de donner l'allure
de la représentation graphique de f1. Une étude
minimale s'impose (est-elle demandée ?), en commençant par
expliciter (sans se tromper !) f1(x) :
f1 est strictement décroissante sur chacun des intervalles
qui composent son "ensemble de définition" (notion un peu oubliée
aujourd'hui...). L'important est de ne pas oublier de tracer les quatre
asymptotes à la courbe, d'équations
2. f1(1) = 0, et alors ? ... Il faut y passer (ou alors
passer à la question suivante...), ce sont bien les solutions exactes
qui sont demandées, il faut résoudre l'équation f1(x)
= 0... Après réduction au même dénominateur,
on développe, réduit et ordonne le numérateur. Ces
passionnants calculs aboutissent à :
- 11x3 -
15x2 + 14x + 12 = 0, équation du troisième degré
dont une racine est 1 (ben oui, car f1(1) = 0 ! ;-)... On peut
donc factoriser par x - 1, et toute méthode
acceptable (schéma de Horner ou factorisation à la main)
aboutit à :
(x - 1)(11x2 + 26x + 12) = 0
Le discriminant réduit permet de gagner "un peu" de temps (mais
cette technique ne figure au programme d'aucune classe fréquentée
par nos élèves...) et on aboutit aux trois solutions :
Les calculatrices sont interdites aux épreuves d'admission aux
grandes écoles de commerce, ce n'est pas une raison de faire comme
si elles n'existaient pas et n'avaient jamais existé...
3.2.
1. fn est strictement décroissante sur chacun des
2n+2 intervalles qui composent son ensemble de définition.(Remarque
: on lit dans le programme de e.c.e.1 : "Pour les résultats du cours,
on se limite aux fonctions définies sur un intervalle de R.
Les candidats doivent savoir étudier les situations qui s'y ramènent
simplement.".) fn décroît une fois de -
11/6 à -¥ , puis 2n fois de +¥
à -¥ , puis une fois de +¥
à - 11/6.
2. fn est négative sur ]-¥
, - 2n[, et le théorème de la
bijection appliqué à chacun des 2n+1 intervalles
3.2.
1. xn Î ]0, +¥
[.
2. Formule des accroissements finis pour la fonction qui à t
associe ln(t) sur l'intervalle [x - 1,
x], puis on somme les inégalités obtenues en remplaçant
x successivement par x+1, x+2, ... , x+2n. On fait ensuite x = xn
pour obtenir la dernière inégalité demandée.
3. L'inégalité demandée est équivalente
à :
.
Mais :
(car xn est positif...), d'où le résultat
en prenant l'exponentielle des deux membres.
4. limn® +¥(xn)
= +¥ ; limn®
+¥ln(1 + 2n/xn) = a par
encadrement dans la dernière inégalité du 3.
5. 1 + 2n/xn tend vers ea, 2n/xn tend
vers ea - 1, n/xn tend
vers (ea - 1)/2, xn est
équivalent à :
lorsque n tend vers +¥ .