exercice 1
1.1.1 l est valeur propre de f ssi
A - l I n'est pas
inversible. En effectuant les opérations L1 «
L2, puis L2 ¬ L2-
(3 - l )L1,
on obtient la matrice
-l2 +3l-
2 = 0 Û l =
1 ou l = 2 ; 2 -l
= 0 Û l = 2.
Les deux valeurs propres de f sont donc l1
= 1, l2 = 2.
2. A est inversible car 0 n'est pas valeur propre de A.
3. Pour l1 = 1, le sous
espace propre associé à pour base (1, 1, 0), pour dimension
1.
Pour l1 = 2, le sous espace propre
associé à pour base (2, 1, 0), pour dimension 1.
4. La somme des dimensions des sous-espaces propres de f n'est
pas égale à 3, donc f n'est pas diagonalisable.
5. u1 = (1, 1, 0).
6. u2 = (2, 1, 0).
7. x u1 + yu2 + z u3 = 0 est
équivalent assez rapidement à x = y = z = 0 ; C est donc
une famille libre de E, qui est de dimension 3. C est donc une base de
E.
8. Par définition de P,
La matrice de passage de C à B est la matrice P-1
et la méthode du pivot aboutit à
9. f(u3) = (4, 3, 2), et u2 + 2u3
= (4, 3, 2) : OK.
10. f(u1) = u1, f(u2) = 2u2,
f(u3) = u2 + 2u3, donc...
11. Théorie du changement de base : A = P T P-1.
12. Récurrence : la propriété à
établir est vraie pour n = 1 avec a =
1, et si elle est vraie pour n fixé dans N, alors
elle est vraie pour n +1, avec an+1
= 2n + 2an. D'où
la conclusion.
13. Le premier résultat s'établit par récurrence
: 1× 21-
1 = 1 = a1, et si an
= n× 2n-
1 pour n fixé dans N*, alors an+1
= 2n + 2 n 2n- 1 = 2n
+ n 2n = 2n(n + 1).
Pour le deuxième, contentons-nous d'écrire : An
= (PTP-1) (PTP-1)
... (PTP-1) = P Tn P-1.
1.2.1. La matrice nulle O appartient à C(A) car AO =
OA.
Soit M, M ' deux matrices de C(A) ; alors A(M + M ') = AM + AM' = MA
+ M'A = (M + M ')A, donc M + M ' appartient à C(A).
Soit M appartenant à C(A) et x appartenant à R
; alors A(xM) = x(AM) = x(MA) = (xM)A, donc xM appartient à C(A).
On en conclut que C(A) est un sous-espace vectoriel de M3(R).
2. M ' = P-1 M P, donc
M = P M ' P-1 et AM = MA est équivalent
successivement à :
(P T P-1)(P M ' P-1)
= (P M ' P-1)(P T P-1)
P T M ' P-1 = P M ' T P-1
T M ' = M ' T
3. T M ' = M ' T est équivalent à :
Ce qui donne exactement les matrices de la forme annoncée.
4. M appartient à C(A) ssi M = P M ' P-1
avec M ' comme trouvée dans la question précédente.
Le calcul patient de ce produit de trois matrices devrait donner le résultat
escompté...
5. M appartient donc à C(A) ssi
(M1, M2, M3) est donc une famille
génératrice de C(A). Cette famille est libre :
si aM1 + bM2 + cM3 = 0, alors -
a + 2b = 0, - a + b = 0, -
a + b + c = 0, et donc a = b = c = 0.
Elle est donc une base de C(A), qui est donc de dimension 2.
exercice 2
2.1.1 ch est paire, sh est impaire.
2. sh'(x) = ch(x) > 0 : sh est strictement croissante sur R.
Les
limites (+¥ en +¥
, -¥ en -¥
) sont sans problème.
sh est strictement croissante sur R et sh(0) = 0, donc sh(x)
est du signe de x.
3. En +¥ , sh(x) est équivalent
à (1/2)ex, donc sh(x)/x est équivalent à
(1/2)(ex/x), donc tend vers +¥,
donc il y a une branche parabolique de direction (Oy)
4. sh est continue strictement croissante sur R, lim+¥sh
= +¥ , lim-¥
sh = -¥ , donc h réalise une bijection
de R sur R.
5. ch' = sh, dont le signe est connu. Les limites sont sans
problèmes.
ch est strictement décroissante sur ]-¥
, 0], strictement croissante sur [0, +¥
[ ;
h(0) = 1, lim-¥ ch = +¥
, lim+¥ch = +¥
.
6. Pour tout x appartenant à R, ch(x) -
sh(x) = e-x > 0, donc ch(x) > sh(x).
7. Les fonctions ch et sh que nous venons d'étudier sont
les fonctions cosinus hyperbolique et sinus hyperbolique.
Leurs représentations graphiques traînent un petit peu partout.
Par exemple, on appelle chaînette la représentation
graphique de la fonction ch, pour une raison que je vous laisse deviner
(pas parce ch comme chaînette...).
Et pourquoi cette appellation baroque ? Calculez ch2(x)
-
sh2(x), et vous verrez que ch et sh jouent le même rôle
pour l'hyperbole équilatère (x2 -
y2 = 1) que cos et sin pour le cercle trigonométrique
(x2 + y2 = 1).
8. Pour tout dans R* :
f(- 0) = f(0), et la fonction f est paire.
9. On commence par écrire le DL de ex en 0
à l'ordre 3 : (e est une fonction quelconque
de limite nulle en 0)
puis celui de e-x :
et enfin celui de sh(x) :
10. On obtient alors pour f :
donc f est continue en 0.
Pour la dérivabilité de f en 0 :
Donc f est dérivable en 0, et f '(0) = 0.
11. f est dérivable sur R+* et sur
R- * car c'est le quotient de deux
fonctions dérivables avec le dénominateur qui ne s'annule
pas. Pour tout x différent de 0 :
12. h(x) = sh(x) - x ch(x), h'(x)
= ch(x) - ch(x) -
x sh(x) = - x sh(x) < 0 pour x > 0. h est
donc strictement décroissante sur [0, +¥
[, et comme h(0) = 0, h est donc négative sur ]0, +¥
[.
13. f '(x) = h(x)/sh2(x) pour x différent
de 0. f '(0) = 0.
f est paire, strictement décroissante sur [0, +¥
[, strictement croissante sur ]-¥ , 0].
f(0) = 1, lim+¥f = 0 car
f(x) équivalent à 2x e-x,
lim-¥ f = 0 par parité.
On a comme souvent une bonne allure de cloche (pour la courbe représentative
de f !)
2.2.1. f(0,8) »0,9,
donc f(0,8) ³ 0,8 ; f(0) =1 ; f
est décroissante sur [0, +¥ [ ; donc
f([0,8 ; 1]) Ì [0,8 ; 1] .
Et laissons tomber cette notation anglo-saxonne envahissante (un point
en lieu et place de notre chère virgule), qui se révèle
de plus dans le contexte comme particulièrement inesthétique...
Il en résulte, par une récurrence enfantine : Pour tout
n appartenant à N, un Î
[0,8 ; 1].
2. Pour x différent de 0 : f(x) = x Û
x/sh(x) - x = 0 Û
x(sh(x) - 1) Û
sh(x) = 1.
sh est une bijection de R sur R, il existe donc a
unique tel que sh(a ) = 1 ; a
est différent de 0 car sh(0) = 0. L'équation f(x) = x admet
donc une unique solution a.
3. sh(0) = 0 donc a > 0 ; sh(1) =
(e + e-1)/2 > 1 donc a
< 1. Donc 0 < a < 1, mais cela ne suffit
pas, l'encadrement utilisable pour les questions qui vont suivre est 0,8
£
a £ 1.
La fonction définie par g(x) = f(x) -
x est strictement décroissante sur [0, +¥
[, car sa dérivée g' = f ' -
1 est négative sur [0, +¥ [ ; g(0,8)
³
0 et g(1) £ 0 ; donc 0,8 £
a £ 1.
Maintenant, f '(x) = h(x) / sh2(x), et, pour tout x dans
[0,8 ; 1] :
h(1) £ h(x) £
h(0,8) car h est décroissante sur [0,8 ; 1] ; mais attention
les nombres sont négatifs, et toutes nos connaissances techniques
sont remises en cause. Le plus simple est de se ramener à des nombres
positifs
:
(1) - h(1) ³-
h(x) ³ - h(0,8)
> 0
sh2(0,8) £ sh2(x)
£
sh2(1), car sh2 est croissante sur [0,8 ;
1] (composée de deux fonctions croissantes, ou de dérivée
2sh(x)ch(x) > 0 pour x > 0) ;
les nombres sont positifs, donc
En "multipliant entre elles" les inégalités (1) et (2),
de même sens et portant sur des nombres positifs, on obtient
le résultat à "justifier", après avoir remultiplié
par
4. Il résulte alors des données que pour tout
x dans [0,8 ; 1], on a - 0,5 £
h'(x) £ 0, et donc ½
h'½ £
0,5 sur [0,8 ; 1] .
a appartient à [0,8 ; 1] et, pour
tout n, un appartient à [0,8 ; 1] : tout est en place
pour utiliser la formule des accroissements finis, et obtenir
(½ u0 -a½
= ½ 1 - a½£
0,2 est clair vu la taille de l'intervalle [0,8 ; 1] ).
5. La limite de (0,5)n est 0 car 0 < 0,5 <
1, la limite de un est donc a .
6. On sort la machine à écrire :
program ecricome ;
var u : real ; k : integer ;
BEGIN u : = 1 ; for k : = 1 to 10 do u : = 2*x / (exp(x) -
(exp(- x)) ; write(u) ; END.
exercice 3
3.1.1. Formule de Bayes :
2.a. Une question de cours et qui ne s'en cache pas : Y prend
ses valeurs dans N et pour tout k dans N,
b. Si k £ n, P(X = k / Y =
n) = Cnk (0,1)k (0,9)n-
k car les fabrications des pièces sont indépendantes.
Si k > n, P(X = k / Y = n) = 0.
c. Encore une occasion de faire ce calcul archi-classique, mais
non élémentaire, et que tout le monde se doit de parfaitement
maîtriser. On utilise la formule des probabilités totales
avec le système complet d'événements indiqué
:
Et on obtient la conclusion.
3.2.1. f est positive, continue sur R privé de
0, et
f est donc une densité de probabilité.
2. Pour x £ 0, FZ(x)
= 0 ;
3. Existence : la fonction qui à t associe 2t/(1 +t)3
est continue et positive sur [0, +¥ [, et
équivalente en +¥ à 2/t2.
Par comparaison avec l'intégrale de Riemann convergente somme de
1 à +¥ de 2/t2dt, on en
conclut que l'intégrale est convergente.
Calcul : avec x > 0,
L'intégrale est donc convergente... et vaut 1.
4. Sous réserve de convergence :
Or :
Donc Z admet une variance et E(Z) = 1.
5. Z n'admet pas de moment d'ordre 2, car l'intégrale
de -¥ à +¥
de t2f(t) est égale à l'intégrale de 0
à +¥ de 2t2/(1+t)3,
qui est une fonction continue, positive sur [0, +¥
[, et équivalente en +¥ à
2/t. Or l'intégrale de 1 à +¥
de 2/t est divergente, d'où le résultat.
Z n'admet pas de moment d'ordre 2, donc pas de variance.
6.a) P(C) = P(Z > 2) = 1 - P(Z £
2) = 1 - FZ(2) = 1/9
P(D) = P(Z £ 3) = FZ(3)
= 1 - 1/16 = 15/16
b) i) (T £ x) = (Z1£
x) Ç (Z2 £
x)
ii) Z1 et Z2 sont indépendantes
et suivent la même loi que Z, on en déduit que pour tout x
réel :
P(T £ x) = [P(Z £
x)]2
C'est à dire GT(x) = [FZ(x)]2
c) GT est continue sur R car c'est la composée
de deux fonctions continues sur R. T est donc une variable aléatoire
à densité.
GT'(x) = 0 si x < 0, et si x > 0 :
Une densité de T est donc la fonction g définie par
3.3.1. C'est une question de cours :
v(t) = 0 si t < 0 ; v(t) = 2e-2t
si t ³ 0 ;
w(t) = 1 si 0 £ t £
1 ; w(t) = 0 sinon.
2. S = M + N, et, par linéarité de l'espérance
E(S) = E(M) + E(N) = 1/2 + 1/2 = 1 minute.
A bas les cadences infernales !