exercice 1
1°) a) X qui suit une loi exponentielle prend ses valeurs
dans R+, donc Y, partie entière de X, prend ses
valeurs dans N.
b)
c) Y prend ses valeurs dans N, donc Y + 1 prend ses valeurs
dans N*, et pour tout k appartenant à N* :
P(Y + 1 = k) = P(Y = k - 1) = (e-l
)k- 1 (1 -
e-l )
Donc Y + 1 suit la loi géométrique de paramètre
1 - e-l
.
d)
On utilise les formule E(aX + b) = aE(X) + b, V(aX + b) = a2V(X)
:
2°) a) Z = X - [X] prend ses
valeurs dans [0, 1[.
b) La formule des probabilités totales utilisée
avec le sce indiqué donne :
c) Z prend ses valeurs dans [0, 1[, on peut donc prendre f(x)
= 0 si x n'appartient pas à [0, 1].
Si x appartient à [0, 1] :
d)
On effectue alors une intégration par parties avec u = x, v'
= e-lx, u' = 1, v = (-
1/l )e-lx
; u et v sont de classe C1 sur [0,1]. Tous calculs faits, on
trouve :
Ce résultat était prévisible dans la mesure où
:
exercice 2
Tout d'abord bien comprendre le problème. Y1 est
le nombre de fois où on rencontre un "pile" isolé dans la
suite des résultats, Y2 est le nombre de fois où
on rencontre une suite isolée de deux "pile", etc. On peut alors
suivre son intuition, au moins pour répondre aux premières
questions :
1°) En lançant n fois la pièce, on peut obtenir
au plus une n-chaine de pile : P1P2 ... Pn.
Par indépendance des lancers successifs :
P(Yn = 1) = pn, P(Yn = 0) = 1 -
pn, et, puisque Yn est une variable de Bernoulli
: E(Yn) = pn.
2°) De même on obtiendra au plus une (n -
1)-chaîne de "pile" :
(Yn- 1 = 1) = P1P2
... Pn- 1Fn È
F1P2 ... Pn- 1.
Par additivité et indépendance :
P(Yn- 1 = 1) = pn-
1q + qpn- 1 = 2qpn-
1, P(Yn- 1 = 0) = 1 -2qpn-
1, E(Yn- 1) = 2qpn-
1.
3°) a) (Xi,k = 1) = P1P2 ...
PkFk+1, donc P(Xi,k = 1) = pkq.
b) Pour i appartenant à [[2, n -
k]], (Xi,k = 1) = Fi- 1PiPi+1
... Pi+kFi+k+1, donc P(Xi,k = 1) = q2pk.
c) (Xn- k+1,k = 1) = Fn-
kPn- k+1Pn-
k+2 ... Pn- k+k = Fn-
kPn- k+1Pn-
k+2 ... Pn, donc P(Xn-
k+1,k = 1) = qpk.
d) Une k-chaîne de "pile" commence au plus tard au (n
-
k + 1)-ème lancer, donc
L'espérance est linéaire et les variables Xi,k
sont de Bernoulli, donc :
E(Yk) = 2pkq + q2pk(n -
k - 1).
exercice 3
1°) a) f est continue sur ]0, +¥
[ (quotient de deux fonctions continues avec le dénominateur qui
ne s'annule pas) et en 0 ( car
b) Sans l'ombre d'un doute :
x 0 1
+¥
f(x) 0 + 0 -
2°) f est continue sur [0, +¥
[, 0 appartient à [0, +¥ [, donc,
pour tout x dans [0, +¥ [, F(x) est bien
définie (c'est la primitive de f sur [0,+¥
[ qui s'annule en 0).
3°) F est dérivable sur R+ et F'
= f, donc g est dérivable sur R+ comme somme de
deux fonctions dérivables, et on a :
Donc, pour tout x > 0 :
Le dénominateur est positif, les racines du polynôme du
deuxième degré du numérateur sont :
h est donc strictement décroissante sur ]0, r2] ,
strictement croissante sur [r2, +¥
[ ; h admet donc son minimum en r2. Or ce minimum est positif
:
car
On peut donc se dispenser de l'étude de h en 0 et en +¥
, et conclure que h est positive sur ]0, +¥
[.
c) Du résultat du a), on déduit alors que g' est
négatif sur ]0, +¥ [ ; g est donc
strictement décroissante sur [0, +¥
[. Comme g(0) = 0, on conclut que g(x) est négatif pour tout x >
0.
4°) a) u0 = 1 appartient à [0, 1], et
si un (avec n appartenant à N) appartient à
[0, 1], alors :
car 0 £ un £
1et f est positive ou nulle sur [0, 1]. Mais
car g(1) = F(1) - 1 est négatif ou
nul. On a bien obtenu un+1 £
1. La conclusion en résulte, d'après le principe de récurrence.
b) g(x) = F(x) - x £
0 sur [0, +¥ [ et un appartient
à [0, +¥ [ pour tout n, donc F(un)
-
un £ 0,
un+1 - un £
0, un+1 £ un : la
suite (un) est décroissante.
c) (un) est décroissante et minorée
par 0, elle est donc convergente. Sa limite est un point fixe de F, car
F est continue. Or le seul point fixe de F est 0, d'après 3°)c).
La suite (un) converge donc vers 0.
problème
partie 1
1°) a) E est l'ensemble des combinaisons linéaires
des matrices I, J, K, L ; E est donc le sous-espace vectoriel de l'espace
vectoriel M4(R) engendré par la famille
b) En regardant juste la première ligne des matrices
I, J, K, L :
xI + yJ + zK +tL = 0 implique x = y =z = t = 0.
La famille (I, J, K, L) est donc libre.
c) La famille (I, J, K, L) est libre et génératrice
de E, c'est donc une base de E, qui est donc de dimension 4.
2°) a) La principale difficulté de cette question
et de quelques-unes des suivantes est de ne pas faire tous les calculs
demandés, sous peine de perdre un temps considérable à
manipuler des tableaux de 16 nombres : il faut tricher un peu et repérer
rapidement que chacun des produits est égal à une des matrices
I, J, K, L ; il suffit alors de former la première colonne de chacun
des produits pour se décider. Les calculs demandés ici seront
facilités si on pense aux endomorphismes canoniquement associés
à I, J, K, L. Par exemple si j est l'endomorphisme canoniquement
associé à J et si (e1,e2,e3,e4)
est la base canonique de R4, on j(e1) = e2,
j(e2) = e3, donc la première colonne de J2
(matrice qui représente joj) s'obtient en écrivant en colonne
le vecteur e3. Bref, on obtient :
J2 = L ; K2 = L ; L2 = I ; J3
= K ; K3 = J
qui sont bien des éléments de E.
b) Par "sans aucun calcul matriciel", il faut comprendre "sans
calculer sur les matrices explicitées".
JK= K3K = K2K2 = LL = L2
= I
KJ = KK3 = K2K2 = LL = L2
= I
KL = KK2 = K3 = J
LK = K2K = K3 = J
JL = JK2 = JKK = IK = K
LJ = K2J = KKJ = KI= K
appartiennent tous à E.
c) Chaque élément de E est une combinaison linéaire
de I, J, K, L. Le produit de deux éléments de E est donc
une combinaison linéaire des matrices I, J, K, L, J, J2,
JK, JL, K,KJ, K2,KL, L, LJ, LK, L2. Or toutes ces
matrices appartiennent à E, leur combinaison linéaire aussi.
Le produit de deux matrices de E est donc une matrice de E.
3°) a) L est symétrique réelle, donc diagonalisable.
b) Sur la matrice L -l I, on effectue
les opérations élémentaires
On obtient la réduite de Gauss :
Les valeurs propres de L sont donc 1 et -
1.
Le sous-espace propre associé à la valeur propre 1 a
pour équations x = z, y = t, pour base
( (1, 0, 1, 0) , (0, 1, 0, 1) )
Le sous-espace propre associé à la valeur propre -
1 a pour équations x = - z, y = -
t, pour base
( (1, 0, - 1, 0) , (0, 1, 0, -
1) )
(Il est licite d'écrire les vecteurs concernés sous cette
forme, en tenant compte de l'identification habituelle de
4°) a) xu1 + yu2 + zu3
+ tu4 = 0 est équivalent à :
(u1,u2, u3, u4) est donc
une famille libre. Comme M4,1(R) est de dimension 4,
c'est une base de
b) Là aussi, on esquisse les calculs :
Lu1 = u1 ; Lu2 = u2
; Lu3 = - u3
; Lu4 = - u4
Et après avoir formé J + K (un damier de 0 et de 1 avec
un 0 dans le coin supérieur gauche) :
(J + K)u1 = 2u1 ; (J + K)u2 = -
2u2 ; (J + K)u3 = 0u3 ; (J + K)u4
= 0u4
Ce qui montre que u1,u2, u3, u4
sont des vecteurs propres de L et de J + K.
partie 2
1°) a)
b) A = p(J + K) + (1 - 2p)L
2°) a) Au1 = p(J + K)u1 + (1 -
2p)Lu1 = 2pu1 + (1 - 2p)u1
= u1
Au2 = - 2pu2 + (1
-
2p)u2 = (1 - 4p)u2
Au3 = (2p - 1)u3
Au4 = (2p - 1)u4
u1,u2, u3, u4 sont donc
des vecteurs propres de A pour les valeurs propres respectives
D = diag(1, 1 - 4p, 2p -
1, 2p - 1)
b) P2 = 4I, donc P-1
= (1/4)I
3°) a) Le système complet d'événements
est bien sûr (Xn = i), i appartenant à {1, 2, 3,
4}.
b) De Cn+1 = ACn on déduit par
récurrence, comme d'habitude : Cn = An C0,
puis :
Cn = (P D P-1)n
C0
= P Dn P-1 C0
= P Dn (1/4)P C0 = (1/4)P DnPC0.
C0 est la colonne 1 0 0 0, donc PC0 est la première
colonne de P, donc
Et ya basta !
Remarquons néanmoins que p doit appartenir ]0, 1/2[ (et non
pas seulement à ]0, 1[ comme le dit l'énoncé) pour
que 1 - 2p appartienne à ]0, 1[. Cela
assure que 1 - 4p et 2p -
1 appartiennent à ]- 1, 1[, et par conséquent
la convergence en loi de (Xn) vers X variable aléatoire
uniforme sur {1, 2, 3, 4}, ce qui est plutôt rassurant...