exercice 1
1°) a) K2 = - I.
b) K(- K) = I, donc K est inversible
et K-1 = - K.
c) Supposons que K admette une valeur propre réelle l
, et soit X non nul un vecteur propre associé à la valeur
propre l (ici X est une matrice-colonne à
4 éléments). Alors KX = l X, donc
K2X = KKX = Kl X = l
KX = ll X = l2X.
Mais d'autre part K2X = - IX
= - X. Par conséquent
l2X = -
X
(l2 + 1)X = 0
l2 + 1 = 0
Un tel nombre (réel !) n'existe pas, par conséquent K
n'admet pas de valeur propre réelle...
Malgré tout, cette méthode est plus rapide que la résolution
du système habituel (K - l
I)X = 0...
2°) a) M2 = (aI + bK)(aI + bK) = a2I
+ baK + abK +b2K2 = (a2 -
b2)I + 2abK.
- (a2 + b2)I
+ 2aM = - (a2 + b2)I +
2a(aI + bK) = - (a2 + b2)I
+ 2a2I + 2abK) = (a2 -
b2)I + 2abK.
Donc M2 = - (a2 +
b2)I + 2aM.
b) On en déduit :
M2 - 2aM = -
(a2 + b2)I.
M(M - 2aI) = -
(a2 + b2)I.
(a, b) est différent de 0, donc a2 + b2
est différent de 0, donc
Donc M est inversible, et
c) La matrice proposée est :
Son inverse est donc :
3°) a) x v1 + y v2 + z v3
+ t v4 est égal à 0 ssi :
x (1, 0, 0, 0) + y (1, 1, 0, 1) + z (0, 0, 1, 0) + t (-
1, 1, 0, 0) = 0
(On va chercher les valeurs de v2 = f(e1) et
v4 = f(e3) respectivement à la première
et troisième colonne de K)
x + y - t = 0, y + t = 0, z = 0, y = 0
x = y = z = t = 0
La famille C est donc libre ; comme R4 est
de dimension 4, ceci prouve que C est une base de R4.
b) f(v1) = f(e1) = v2
f(v2) = f(f(e1)) = fof(e1) = -
e1 = - v1 : en effet,
la matrice de fof dans la base canonique est K2, et K2
= - I.
f(v3) = f(e3) = v4
f(v4) = f(f(e3)) = -
e3
Par définition de K', on a donc :
c) v1 = (1, 0, 0, 0), v2 = (1, 1, 0, 1),
v3 = (0, 0, 1, 0), v4 = (-
1, 1, 0, 0), donc
d) D'après la théorie du changement de base :
K' = P-1KP.
exercice 2
I. 1°)
On a utlisé l'identité géométrique, ce
qui est licite car - x est différent
de 1.
2°) Sur [0, +¥ [, x + 1 est
positif, et
x2n - 1 ³
0 Û x2n ³
1 Û x ³
1
Pn est donc strictement décroissante sur [0, 1],
strictement croissante sur [1, +¥ [. Pn(0)
= 0 et Pn(x) est équivalent en +¥
à son terme de plus haut degré x2n, donc Pn(x)
tend vers +¥ quand x tend vers +¥
.
3°) Pn(0) = 0 et Pn est strictement
décroissante sur [0, 1], donc Pn(1) < 0.
4°) a)
b) Pour n = 1 : P1(x) = -
x + x2/2, P1(2) = 0 ³
0.
Si l'entier n est tel que Pn(2) ³
0, alors d'après a) :
La conclusion en résulte, d'après le principe de récurrence.
5°) Sur l'intervalle [1, +¥
[, Pn est continue et strictement croissante, Pn(1)
< 0 et Pn a pour limite +¥
en +¥ . Par conséquent l'équation
Pn(x) = 0 d'inconnue x appartenant à [1, +¥
[ admet une unique solution xn. De plus Pn(1) <
0 et Pn(2) ³ 0, donc
6°) Il n'y a pas d'autre choix que d'utiliser la méthode
de dichotomie :
program escl ;
var a, b, c : real ;
function P(x :real) : real ;
begin P := - x + x*x/2 -
x*x*x/3 + x*x*x*x/4 ; end ;
BEGIN
a:= 1 ; b := 2 ;
repeat c:= (a + b)/2 ; if P(c) < 0 then a:= c else b:= c ; until
(b - a < 0.001) ;
writeln(c) ;
END.
II. 1°) D'après I 1°), Pn est une
primitive de la fonction sous le signe intégrale, donc :
2°) On utilise la définition de xn, le
1°), puis la relation de Chasles :
On a donc :
3°) Soit g(t) = t2n -
1 - n(t2 -
1) ; g'(t) = 2nt2n- 1 -
2nt = 2nt(t2n - 1) > 0 sur ]1, +¥
[. g est donc strictement croissante sur
t2n - 1 ³
n(t2 - 1)
4°) xn appartient à [1, +¥
[, donc sur [1, xn], on a :
t2n - 1 ³
n(t2 - 1)
On a par conséquent :
D'où le résultat voulu en prenant la racine carrée
de ces deux nombres, car xn - 1 >
0.
5°) Par encadrement : la suite (xn -
1) converge vers 0, et donc la suite (xn) converge vers 1.
exercice 3
1°) a) Pour tout x appartenant à [0, 1[ :
b) Il s'agit de démontrer la formule de Pascal.
On peut préférer une démonstration combinatoire
:
le nombre de parties à k + 1 éléments d'un ensemble
à n + 1 éléments E = {a1, a2,
... , an, b} est :
Parmi ces parties, certaines contiennent b, elles sont au nombre de
Cnk. Les autres ne contiennent pas b, elles sont
au nombre de Cnk+1. La conclusion en résulte.
c) Après ces hors-d'œuvre, une question qui demande du
soin ; pour k entier et x dans [0, 1[, le nombre xsk(x) + xsk+1(x)
est successivement égal à :
sk+1(x)
Ne pas perdre de vue que c'est k qui est fixé, et n qui varie...
d) La propriété à établir est vraie
pour k = 0 et k = 1 d'après a). Supposons la vraie pour k, avec
k appartenant à N. Alors, d'après c) :
(1 - x)sk+1(x) = xsk(x)
La conclusion en résulte, par récurrence.
3°) a) N prend ses valeurs dans N*, et, pour tout
n appartenant à N*, P(N = n) = (4/5)n-
1(1/5) par indépendance des tirages successifs. N suit donc
la loi géométrique de paramètre 1/5 ,et
b) Sachant N = n, on a X = k ssi on obtient k succès
(obtenir la boule noire) au cours de n épreuves identiques et indépendantes.
Par conséquent :
c) On utilise la formule des probabilités totales avec
le système complet d'événements (N = n), n appartenant
à N* :
d) Même argument, pour tout k appartenant à N*
:
e) Sous réserve de convergence absolue :
f) Pour tout k appartenant à N, P(X £
k) = 1 - P(X > k) = 1 -
P(X ³ k + 1), donc
3°) a) Montrons d'abord que F est continue en a. La limite
à gauche de F en a est égale à 0, la limite à
droite de F en a est égale à F(a), or F(a) est égale
à 0, en effet :
Les limites à droite et à gauche de F en a sont toutes
deux égales à F(a), donc F est continue en a.
* F est continue ]-¥ , a[ (fonction
nulle), sur ]a, +¥ [ (somme de deux fonctions
continues), et en a, donc F est continue sur R.
* F est de classe C1 sur ]-¥
, a[ (fonction nulle) et sur ]a, +¥ [ (somme
de deux fonctions de classe C1).
* La limite de F en -¥ est 0, la limite
de F en +¥ est 1, car
* Pour tout x appartenant à ]a, +¥
[ :
F est donc croissante sur R.
* F est donc la fonction de répartition d'une variable aléatoire
à densité Y.
b) On a :
Y admet donc pour densité f telle que :
c) Une primitive G de g est :
On a effectué une intégration par parties avec
u et v sont de classe C1 sur R. On obtient donc la
sympathique expression : (la constante induite par a n'a pas d'importance,
une primitive de f est définie à une constante près)
d) Sous réserve de convergence :
La convergence est assurée car f est continue sur [a, +¥
[ et G(x) tend vers 0 quand x tend vers +¥
.On trouve :